Polux – Bouilleur de cru

Le privilège de bouilleur de cru remonte à Napoléon lorsqu’il accorda un privilège d’exonération de taxes pour la distillation de 10 litres d’alcool pur ou pour 20 litres d’alcool à 50 %. Ce privilège fut héréditaire jusqu’en 1960, où, pour tenter de limiter le fléau de l’alcoolisme dans les campagnes mais aussi sous la pression des lobbies de grands importateurs d’alcool fort ou producteurs français, le législateur en interdit la transmission entre générations ; seul le conjoint survivant pouvait en user jusqu’à sa propre mort, mais plus aucun descendant.
Dès lors, les bouilleurs de cru non titulaires du privilège pouvaient faire fabriquer leur alcool par le distillateur ambulant mais devaient verser une taxe fiscale au Trésor public via l’administration des douanes à partir de 1993.
En 2002, une loi de finance indique que la franchise accordée aux bouilleurs de cru encore titulaires du privilège est supprimée ; cependant une période de cinq ans prolonge jusqu’au 31 décembre 2007 l’ancien dispositif. À partir de la campagne de distillation 2008, les anciens titulaires du privilège peuvent encore bénéficier d’une remise de 50 % sur la taxe pour les 10 premiers litres d’alcool pur (article 317 du code général des impôts).
Un nouvel amendement voté au Sénat proroge le droit sur les 10 premiers litres jusqu’au 31 décembre 2010. La Loi 2011-1977 du 28/12/2011 « proroge » le bénéfice des 1 000 degrés jusqu’au décès du titulaire (ou de son conjoint).
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A propos de l'auteur

Photographe indépendante et musicienne basée à Paris, je couvre la plupart des domaines du reportage (particulier, entreprise, culturel, social) comme le portrait et la photo d’illustration (presse, publicité, édition). A 8 ans, munie de mon appareil photo et de mon violon, je débute la photo en autodidacte. Ceux qui me connaissent un peu, m’ont plutôt aperçue sur les planches ou dans les studios d’enregistrement. Ceux qui me connaissent mieux, savent que mon appareil photo me quitte rarement. J’ai profité de mon passage à l’École des Gobelins pour mettre au grand jour mon esprit photosensible et faire de la photo ma nouvelle expression . Inspirée par une foule de grands photographes mais aussi par le cinéma, la publicité, la peinture et la rue, passionnée par le noir et blanc et les nouvelles technologies, la photo me permet d’explorer les facettes du genre humain, de la société et ainsi provoquer les rencontres et les émotions.

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